To Pimp a Butterfly
Auteurs   Lamar, Kendrick (Auteur)
Editeur   Interscope records
Collation   1 cd et 1 livret Disque Compact
Langue Edition   français
Catégories   Slam, Rap, Hip-hop
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Bibliotheque 1781600004191 290 LAMAAdulte / AdultesDisponible
Résumé : Il est rarissime qu'un artiste sorte coup sur coup deux albums d'une qualité exceptionnelle. C'est ce qu'accomplit le Californien Kendrick Lamar en donnant, trois ans après, une suite à Good Kid, M.A.A.D. City. Ce genre d'exploit place Kendrick Lamar au niveau de grands noms du rap. To Pimp a Butterfly résume en effet à lui seul pas loin de trente-cinq années de rap, qu'il soit East Coast ou West Coast. Le morceau qui résume l'état d'esprit du disque est évidemment « King Kuta », qui utilise à bon escient des sons de Michael Jackson (« Smooth Criminal »), James Brown (« The Payback »), Jay-Z (« Thank You ») et Parliament (« Give Up the Funk »), dans une débauche de basses assassines idéales pour payer son tribut à ces géants. Sa filiation clairement établie, Kendrick Lamar peut laisser libre cours à sa fantaisie sur « Institutionalized », avec Snoop Dogg, Bilal et Anna Wise. Un morceau de hip-hop pur sucre largement digne de Jungle Brothers et Arrested Development. Kendrick Lamar n'oublie pas une touche de jazz rap sur « Momma », ni la critique sociale sur « How Much a Dollar Cost », basé sur le sample plus que malin de « Pyramid Song » de Radiohead. Ne reculant devant rien, le natif de Compton (l'une des banlieues les plus dures de Los Angeles) remet au goût du jour la hargne de Niggaz With Attitude (N.W.A.) à travers « The Blacker the Berry ». Rarement un album de hip-hop n'aura embrassé autant de styles que To Pimp a Butterfly, sans que ces divers hommages non déguisés ne sonnent comme de paresseux emprunts. Au contraire, avec plus de trois décennies de recul, To Pimp a Butterfly s'écoute tel un audiobook qui raconterait l'histoire du rap.